Après quasiment 2 ans passées à Ngazidja Grande Comore, j’ai pour la première fois fait le tour de l’île.
Avec des amis, nous avons loué une voiture. Nous avons commencé par le sud avant de remonter au nord puis d’atterrir à Moroni.
Voici quelques lieux visités.
Une ancienne distillerie
Située à Salimani Hambou, on est passé devant cette ancienne distillerie du temps de la colonisation. Aujourd’hui totalement abandonnée, elle sert de terrain de jeu pour les enfants.
Itsundzu, lieu de rencontre des Dauphins
Nous nous sommes arrêté à Itsundzu. Cette ville est connue pour les dauphins qui nagent sur les côtés en eau très profondes. Par chance nous en avons croisés un groupe.
Itsundzu
Un restaurant à Uropveni Mbadjini
Nous nous sommes arrêtés dans ce petit restaurant dans le sud. Coloré de l’extérieur, propre et tout aussi coloré de l’intérieur. On y mange banane frite, riz, poulet et sauce ntibe. C’était très bon et à un prix abordable.
Ipvoini, le dos du dragon
Ce site est à couper le souffle. On n’a pas eu l’occasion de monter sur les collines par manque de temps, mais la prochaine fois on y manquera pas.
Trouver des endroits sympa pour manger sucré n’est pas facile dans la capitale. Le palet comorien est plus salé que sucré. Je souhaite donc le bienvenu au nouveau spot à glace nommé Glaco.
Situé au café du port, ce nouveau spot propose des glaces ainsi que des crêpes et des gauffres.
Stand de glace
J’ai pris 2 boules de glace, une à la passion et une autre au corossol. Comment vous dire que c’était bon !!! C’était frais, pas trop sucré, juste ce qu’il fallait.
Le lieu est sympa et coloré. On y reconnaît facilement la patte Swana Studio.
Je recommande le lieu et souhaite bon courage au jeune propriétaire.
Dans un précédent article, je répondais à la question comment trouver un logement aux Comores. A présent, on parlera des équipements à posséder pour composer avec les aléas du pays.
Je ne le répéterai jamais assez le niveau de vie aux Comores est élevé. Les perspectives économiques pour l’année 2020 et 2021 ne sont pas bonnes. Les fermetures des frontières à cause à la pandémie le Covid19 n’arrange pas la situation. Pour plus d’information je vous invite à consulter cet article publié dans le nouveau magasine Le Mieux.
Par conséquent les articles que je vous proposerai auront un certain prix acheté localement. Soyez en conscient.
Après ce disclamer, rentrons dans le vif du sujet.
Electricité
Le délestage est légion aux Comores. La faute entre autre aux réseaux électriques vétustes et au mode de production électrique qui ne répondent pas à la demande. Ce qui donne un nombre important de coupure d’électricité. Certains projets sont en cours pour résoudre ce problème comme la rénovation du réseau électrique dans le sud de la Grande Comore ou encore la mise en place d’un parc solaire à Pomoni à Anjouan par entre autre.
En attendant que ces projets aboutissent, il faut bien vivre avec les délestages intempestifs.
Les groupes électrogènes
Le premier poste d’achat est en général l’achat d’un groupe électrogène. Malgré le coût élevé préféré les groupes électrogènes à essence plutôt qu’à Diesel. En effet ces derniers sont très bruyants. Le choix de la puissance du groupe dépendra de vos équipements et utilisations. Si vous installez des climatiseurs, il faudra évidemment acheter un groupe avec une forte puissance.
Le panneaux solaire
L’alternative bien connu au groupe électrogène est le panneaux solaire. Facile d’installation, il peut palier aux épisodes de délestages. Par contre, la limite du panneau solaire est le problème de stockage de l’énergie.
La machine à laver
Ici aux Comores, les machines à laver sont un luxe que peu peuvent connaitre. Elles sont énergivores, grandes consommatrices en eau et il faut prévoir un raccordement spéciale. Bien que très pratique, je ne recommande pas d’utiliser les classiques vendues en occident.
Je recommande plutôt les machines à laver ciblées pour les petits appartements ou les camping. Elles sont moins énergivores, consomment moins d’eau et il n’y a pas besoin d’installation spécifique pour évacuer l’eau. Votre baignoire suffit. Je ne sais pas du tout si ce type de machines à laver lave aussi bien que les classiques. Je testerai et vous ferez un article.
Le climatiseur ou ventilateur
Le réchauffement climatique n’épargne pas l’archipel des Comores. D’après des experts les Comores risquent de disparaître d’ici 80 ans englouties sous l’Océan Indien. Cette possible disparition me fait écho à la légende d’une 5iem île que composait l’archipel l’île de Mjumba, disparue sous les eaux. Passons.
A cause du réchauffement climatique, les saisons sont déréglées aux Comores. La chaleur en période traditionnelle de saison des pluies sont étouffantes, insupportables et frôlent parfois les 40°C. Rajoutons l’humidité de l’air et vous vous retrouvez sous une chaleur étouffante. De plus, les constructions aux Comores sont essentiellement en béton ou en tôle et sont très mal isolées. L’utilisation d’un ventilateur ou d’un climatiseur s’avère indispensable dans ses conditions.
Comme je l’ai dit précédemment le climatiseur est énergivore.
Le grand sceau d’eau
En cas de coupure d’eau ou de problème d’eau dans voter citerne, avoir une réserve d’eau est indispensable. Je l’ai appris à mes dépends.
Le chauffe eau solaire
Pour plus de confort et si le porte monnaie le permet, acheter un chauffe eau solaire pour avoir de l’eau courante chaude.
Le port de Moroni. La douane est un employeur important aux Comores
Trouver un travail aux Comores n’est pas chose facile. Il faut s’armer de patience. Les postes aux Comores sont souvent pourvus via un réseau. Néanmoins je vous propose quelques pistes pour en trouver que ce soit dans la fonction public, dans les entreprises d’état ou le secteur privé.
La fonction publique
La fonction publique est le fait de travailler dans les ministères, présidences, administrations, ou tout établissement publique comme les hôpitaux, écoles etc… Ces emplois sont souvent précaires. Les salaires ne sont pas versés régulièrement ce qui explique entre autre les nombreuses grèves de professeurs. De plus avec les nombreuses initiatives pour assainir la fonction public qui pèse sur le budget de l’état, ce n’est pas le bon plan pour y postuler. Au dernière nouvelle, les prochains recrutement se feront sur concours.
La préfecture à Moroni
Les entreprises d’état
Comores Hydrocarbures, Onicor, Sonelec, Sonedec, Comores Télécom pour ne citer qu’eux sont des sociétés d’état. Selon la santé financière de ces entreprises vous pouvez postuler et être retenu (ou pas).
Le secteur Privé
Restaurants, Magasins, Agences d’assurance, hôtel, banques, agence de location de voiture ou de voyage etc…Vous pouvez trouver une liste des entreprises à la chambre des commerces.
Petite astuce
Prendre le temps de vous informer sur les projets en cours ou à venir aux Comores est indispensable. Cela vous permettra d’identifier les entreprises retenues lors des appels d’offre (hum) et d’y postuler. Par exemple l’hôtel Galawa à Mitsamiouli va être reconstruit. Le groupe Armada qui était chargé de le reconstruire il y a 3 ans va, être remplacé par un groupe égyptien selon Al Watwan, le journal local. Dès que le nom de l’entreprise est identifiée, vous pouvez y postuler si vous avez les compétences pour.
« Même si le réseau et le népotisme prévalent dans la recherche d’emplois, toutes les offres ne sont pas pourvues uniquement par ces voies. »
Les organismes internationaux
Pensez aux organismes internationaux comme l’ONU, l’UNICEF, la BAD, la BANQUE MONDIALE, l’ ASECNA etc…. qui sont demandeurs de main d’oeuvre qualifiée.
Annonce relayé par la MDE
Pour les français de moins de 28 ans pensez au volontariat
Si vous êtes français et avez moins de 28 ans, pensez au volontariat. Il existe différent statue comme le Volontaire International en Entreprise (VIE), Volontaire International en Administration (VIA) , Volontaire Solidaire International (VSI)….
Par conséquent ne vous attendez pas à gagner 3 fois le loyer d’un appartement à Moroni facilement.
Il n’existe pas de données formelles sur les salaires aux Comores, toutefois voici un ordre d’idées des revenus pratiqués aux Comores obtenus grâce à des discussions .
25 000 KMF – 100 00 KMF /mois (50€- 200€) sont les revenus les plus communs aux Comores. Un professeur des écoles, une infirmière d’état, un ouvrier gagnent dans ses eaux là etc…
100 000 KMF – 200 000 KMF /mois (200€ – 400€). Je ne sais pas si on peut les définir comme la classe moyenne.
200 000 KMF – 400 000 KMF /mois (400€- 800€) sont de bon salaire. A mon avis, ils correspondent à ceux que gagnent la classe moyenne haute.
400 000 KMF – 1 000 000 KMF /mois (800€- 2000€) sont les salaires des responsables, directeurs, députés etc.. Vous l’aurez compris, ce n’est pas tout le monde qui peut se targuer de gagner autant en entreprise. Prenez ce fait en compte lorsque vous négocierez votre salaire.
A plus de 1 000 000 KMF /mois (2000€) font clairement parti des gens aisés de ce pays.
En plus des salaires, des Per Diem sont versés pour assurer le coût du déjeuner et du transport.
Les offres d’emploi
Même si le réseau et le népotisme prévalent dans la recherche d’emplois, toutes les offres ne sont pas pourvues uniquement par ces voies. Des annonces sont régulièrement publiées dans des pages Facebook ou à la maison de l’emploi. Voici une petite sélection non exhaustive.
La MDE la Maison de l’Emploi de L’union des Comores
La MDE est une agence gouvernementale, un genre de pôle emploi local. Située en face du stade Bomer à Moroni, vous pouvez vous y rendre pour trouver des offres ou être conseiller. Vous trouverez aussi des offres d’emploi sur leur page Facebook
On l’oublie parfois mais le moteur de recherche regorge d’annonce.
Les Réseaux sociaux ou les sites internet des entreprises elles mêmes
Si vous savez dans quel secteur vous voulez évoluer, faites une liste des entreprises évoluant dans ce secteurs et regarder leurs RS ou site internet. Si vous avez du culot, vous toquez à leur porte et proposez leur votre service. A force de toquer il y aura bien une entreprise qui ouvrira ses portes.
Les sites de ventes en ligne ont le vent en poupe aux Comores. Aujourd’hui je vous présente un nouveau venu Agro-Comores. J’ai découvert cette application dans un article de Al watwan. Son but? Livrer des produits agricoles chez nous.
Affiche publicitaire agro comores
J’ai passé commande un vendredi soir. L’application est fluide et agréable.La mention « prix unitaire » est confuse. Indique t’elle le prix au kilogramme ou le prix à l’unité? Après avoir posé la question à l’équipe, il s’agit du prix au kilogramme pour les fruits et légumes et à l’unité pour les plats préparés.
L’appel de confirmation à ne pas rater
Un appel de confirmation est faite au plus tard le lendemain de la commande. Chose qui n’est pas précisé sur leur application. En effet, j’ai tendance à ne pas répondre aux numéros qui me sont inconnus. C’est comme ça que j’ai raté leur 1ere appel. Après une semaine d’attente, je décide de les contacter pour connaitre l’état de ma commande. Et surprise, l’équipe l’avait tout simplement annulé…. Bref, le service technique me propose de repasser commande sur l’application. Cependant, les items que j’avais sélectionné n’était plus disponible. Je décide de partir sur du unga ya ntsambu « farine de sagou », du lat caillé et des katless.
Autre mauvaise surprise, le coût de la livraison. Au téléphone, le prix était de 500kmf alors que le coursier a demandé 750kmf… je ne sais pas si ils se sont alignés sur un prix fixe. Je paie ma commande et les frais de livraison. La livraison a été rapide. J’ai reçu ma commande en une journée (bon je les ai harcelé au téléphone car je n’avais pas eu ce fameux 2ieme appel de confirmation rhalalala…).
Le lait caillé a été validé par ma grand mère, donc je conclue qu’il était de qualité.
Conclusion
Je recommande. L’application vient d’être lancée et est très prometteur. Je suis certaine qu’avec le temps l’équipe derrière ce concept s’améliora et offrira un service à la hauteur de leur beau projet.
Circulation ddevant le port. Axe très fréquenté de la capitale Moroni
Aux Comores, il n’existe pas de transport public. Les moyens de transports sont les taxis, les voitures, les scooters ou moto, les vélos pour les plus courageux, les bennes de camions pour les plus insouciants.
Les routes ne sont pas praticables partout sur les 3 îles, ce qui isole certaines localités. En effet des taximans refusent souvent d’aller à tel ou tel endroit pour ne pas plus abîmer leur voiture (souvent déjà en mauvaise état). Par exemple en 2016,je me souviens qu’à Moheli il n’y avait qu’un seul taxi qui faisait Fomboni – Miringoni. Si vous raté ce taxi vous ratez votre chance de sortir de ce village pour la journée.
Les taxis
Il existe plusieurs types de taxis. Cela dépend de votre déplacement.
Taxi voiture
Ces taxis se déplacent de ville en ville dans une même région. Un trajet coûte 250 kmf (0,25€). Exception faite pour Ouzioini – Foumbouni dans le Mbadjini, le trajet coûte 500 kmf.
Elles se déplacent aussi d’une région à une autre limitrophe. Par exemple de Mbeni Hamahamet à Itsikoudi Washili. Le prix est de 500 Kmf (1€)
Les mini bus
Les mini bus eux se déplacent d’une région à l’autre. Une course varie entre 500 kmf (1€) et 7500 kmf (1,5€). Un trajet Moroni Bambao – Mbeni Hamahamet coûte 750 kmf. Alors que Mitsamiouli- Moroni coûte 500 kmf.
Mini bus au départ de Moroni pour Mbeni Hamahamet
Les différentes gares routières qui relient Moroni aux restes de la Grande Comore (Ngazidja) sont:
Moroni – Mitsamiuli -> Gare du Nord
Moroni – Mbadjini -> Kartala
Moroni – Hamahame -> Yemenia
Moroni – Washili -> Rond point Coulée
Moroni – reste de Bambao; Hambu -> Gobadju
Moroni – Iconi, Mbachile, Sereheni etc…-> Station Bonzami
Les vitz
Les Vitz sont des noms données au taxi de la capitale. Le nom est tout simplement le nom du modèle de ses voitures Toyota. Les Vitz sont pratiques mais assez dangereux. Dangereux pourquoi ? Le profit à tout prix. Le trajet d’un point À à un point B n’est pas linéaire. Le prix de la course est de 200 kmf à Moroni.
Les meilleurs anecdotes du bled je les ai eu dans les taxi tout de même, parfois cocasses, parfois énervantes. C’est le meilleur moyen de connaitre les recoins d’une ville.
Aux Comores, l’offres de santé n’est pas fournis. La majorité des professionnels est formée à l’étranger.
L’hôpital principal public est l’hôpital El Marouf. Elle se trouve à Moroni. C’est l’établissement qui peut prodiguer les soins d’urgences en plus des soins courants. Il faut s’armer de patience et d’argent pour y être soigner. Il existe aussi plusieurs hôpitaux régionaux et des cliniques privées.
La mutuelle n’est pas généralisée. Si vous travaillez pour une entreprise, vous pouvez en négocier une. Sans mutuelle, les frais médicaux sont à votre charge à payer généralement cash lors de la consultation. Les radios, scanner, analyses etc… sont aussi à votre charge.
Une consultation simple coûte 15€ (7500KMF). Chez le dentiste, le suivi après une consultation simple coûte en générale 4€ (2000 KMF). Un scanner coûte 130€ (65 000KMF).
Autre exemple, accoucher aux Comores coûte 1500€ entre le suivi de la grossesse et l’accouchement finale. Si une césarienne est réalisée, vous pouvez ajouter 1000€ de plus sur la table.
Voilà, le frein principal qui nous retient de vivre aux Comores est la santé. L’offre n’est pas fourni et les prix pratiqués sont exorbitants.
Listes des praticiens
La liste que je vous présente est une liste que vous pouvez retrouver sur le site de l’ambassade de France aux Comores. Je la compléterai au fur et à mesure du temps, de mes découvertes.
Je rentre dans le vif du sujet, le coût de la vie aux Comores est élevé et l’offre de consommation n’est pas au rendez vous! Élevé par rapport à qui ? Élevé par rapport aux Salaires moyens du comoriens lambda (150€ d’après la banque mondiale source). Cela s’explique par plusieurs raisons :
– l’importation des produits de l’étranger et les tarifs douanières exorbitants
– le délaissement de l’agriculture à Ngazidja en tout cas
– le coût de la vie élevé qui pousse les commerçants à vendre les produits cultivés à Ngazidja plus cher pour pouvoir faire face aux coûts de la vie. Le serpent qui se mord la queue.
– Enfin le cyclone survenue en avril 2019 kenneth n’a pas épargné nos champs détruites par le cyclone ;
Les prix varient très fortement d’un jour à l’autre.
Quelques astuces pour acheter « moins cher »
– Respecter les saisons des fruits et légumes.
– N’hésiter pas à négocier.
– Privilégier les petits duka aux super marchés.
– Privilégier les marchés aux alentours de Moroni plutôt que les marchés principales qui sont Volo Volo et Shindo Shambwani, à proximité de la place des banques.
– Repérer les villages où l’agriculture est encore vive et y acheter ses produits directement.
Enfin, je le répète n’hésitez pas à négocier. En tant que « je viens » ou « étranger » en tout cas en tant que non local, les vendeurs vous repèrent très facilement et n’hésiterons pas à doubler voire tripler les prix.
Argent local
Avant tout petit cours d’argent local. La monnaie utilisée est un triste héritage de la colonisation qui est le franc comorien. Son taux est fixe par rapport à l’euro donc 1€ = 491 KMF environ.
En arrondissant:
25 « rali tsanu »
50 « rali kume »
250~ 0,5€ « mengo mitsanu »
500KMF ~1€ « rali djana » le prix du taxi pour aller de Moroni à Mistamiuli
1000kmf ~ 2€ et se dit « madjana maili »
1250kmf~ 2,5€ « madjana maili na mengo mitsanu »
1500kmf~3€ « madjana mararu »
1750kmf~3,5€ « madjana mararu na mengo mitsanu »
2000 kmf~4 € « madjana mane »
2500 kmf ~5€ « madjana matsanu »
5000kmf~ 10€ « rali shiwi »
10 000kmf~ 20€ « rali zihwi »
Bon faites comme moi à partir de 5€ (« deux mille cinq cent?? ») dites le en français, cela évitera les problèmes de compréhension =).
Ce n’est pas sans dire que les Comores sont touchés par le Covid19. Officiellement à l’heure actuelle, il n’y aucun cas de personne infectée. Des mesures ont été prise pour tenter d’endiguer la pandémie, car vu le peu d’offre médicale aux Comores, si une épidémie se déclarait, il serait catastrophique pour le pays.
Campagne de sensibilisation à la lutte contre la propagation du covid19
Ce n’est pas la première fois que les Comores sont confrontés à une épidémie mortelle. Par exemple, fin des années 90, le choléra faisait ravage aux Comores. En ce moment, la maladie en vogue est la dengue.
Pour vous décrire ce qui se passe actuellement. Les gens ont peurs. D’ailleurs une youtubeuse Karismatik a fait une vidéo sur un ton humouristique sur le ressenti des comoriens face au virus Covid19. Elle est hilarante mais illustre la résignation que le peuple comorien a face au système médiale aux Comores. La réponse qui revient quasi systématiquement à la question « Si le coronavirus arrive au pays qu’est ce qui se passe? » est « Bahi ngaridjo hufa piya ». Qui veut literralement dire « Tant pis, nous allons tous mourir ».
La préparation face à la pandémie est comme d’habitude plus du fait villageoise ou associative que étatique. A Domoni, Anjouan par exemple, il y a une fabrique de masque pour protéger en lesso. Il y a la même initiative à Istrandra. A Ntsudjini, Istrandra et Mnungu, des sessions de prévention sont organisés. Des bidons d’eau avec de la javel sont posés à l’initiative des propriétaires de supermarché, bureaux ou petit duka (petite boutiques, épiceries).
La maladie est déclarée à Mayotte, Madagascar, L’ile Maurice, Mozambique, Kenya et Ethiopie. Les comoriens se disent légitment que le virus est aussi présent aux Comores. On attend juste l’heure fatidique de la confirmation. A partir de ce jour là, la panique s’installera aux Comores. A condition que le gouvernement fasse sa part de travail. Des mesures sont déjà prises comme l’interdiction de tout rassemblement, l’encadrement des horaires des marchés ou encore la limitation des passagers dans un taxi. Mais cela n’est pas suffisant tant que le gouvernement n’admet pas que le covid19 est présent aux Comores.
Pour toutes informations en temps réelles, consulter le site internet:
Le football est le sport national. Les matchs européens sont autant suivis que les matchs locaux… Si vous voulez plus d’informations sur les différentes compétitions locales, je vous invite à consulter le site http://www.comorosfootball.com.
Les matchs de foot sont des événements importants qui participent aux divertissements du pays. Ainsi il n’est pas rare de voir des supporteurs en voitures porter fièrement les couleurs de leurs équipes favorites, qui est tout simplement l’équipe de leur ville ou quartier.
Lors d’un match de football, rencontre entre le FC Male et l’équipe de Vuvuni.
Si vous habitez à Moroni, la capitale, le match le plus attendu est le derby local US Zilimadju contre Volcan Club. Ces deux clubs sont des clubs moroniens, des frères ennemis footballistiques. Ces matchs vibrent la capitale. L‘ambiance (et les tensions) ne manquent pas.
Lors du dernier derby US zilimadju vs Volcan Club
Enfin, le coeur même de beaucoup de comoriens est l’équipe de football nationale les Coelacantes. Ce nom est une référence au poisson préhistorique qui vit dans les eaux comoriennes. Dès qu’un match de participation à la CAN a lieu aux Comores, c’est un événement national digne d’une final de la CAN ou encore mieux de la coupe du monde. La ferveur se fait sentir des jours avant les matchs. Le mot d’ordre ? TOUS EN VERT (VERI PIYA). Feuillages, arbustes, tissus, lesso tout est bon pour arborer le soutient aux Coelacanthes.
Lors de la rencontre Comores -Egypte
Le football est le seul événement qui réunira tous les comoriens sans distinction sociale, villageoise ou insulaire.
Le prochain match en vu de la qualification à la CAN 2021 sera le 29 mars contre le Kenya.
Edit : Victime du Covid19, le match a été annulé.
Prochain match en vue de la qualification à la CAN