4 ans aux Comores, mon expérience, les péripéties 2/3

Palais du peuple, Moroni

L’anthropologue Canadien Kalervo Oberg définit le concept de « choc culturel. » Selon sa théorie, un étranger traverse 4 phases avant de s’adapter à son nouvel environnement.

Même si je connais bien les Comores, je me considérais nouvelle. Après une période de lune de miel décrit dans précédent article, voici la phase la plus compliquée à traverser. Celle de la confrontation.

Phase du choc culturel par Kalervo Ober
  • Les problèmes de location

Ce sont les premiers problèmes auxquels j’ai été confronté. Je trouve un premier appartement à Cable de Lion. J’étais toute contente. Mais le jour où je devais récupérer les clès, la propriétaire annule soudainement la location. Je me retrouve à la rue… Littéralement à la rue. Heureusement, une collègue m’héberge quelque temps, le temps que l’agence me retrouve une autre location.

Le deuxième appartement trouvé était en rénovation. Le propriétaire accepte de me loger temporairement (retenez bien temporairement), dans un de ses autres logements qu’il réserve à la location saisonnière. D’après l’agence immobilière, ce logement en question avait un loyer moins élevé que celui que je devais occuper. La durée des travaux étaient de 10 jours… 2 mois après, non seulement je n’avais pas déménagé mais en plus le propriétaire a eu l’outrecuidance de poser un compteur d’electricité dans un logement dit TEMPORAIRE ! Donc quoi le boug ne veut pas que je déménage. Après cette crasse faite par le propriétaire, un conflit éclate entre nous. (il m’a traité d’insolente qui ne respecte pas ses ainés pfff le respect des anciens ce n’est que quand ça le arrange). Heureusement j’étais passée par une agence immobilière, elle faisait tampon. Comme la justice est quasi inexistante dans ce pays, les propriétaires font un peu ce qu’ils veulent de leur bien. J’y ai quand même perdu ma caution. Monsieur avait compté plus de 1500€ de consommation d’électricité alors qu’il n’y avait même pas d’electricité !!! L’agence a décidé de couper la poire en deux et de laisser ma caution. J’étais énervée. Je le suis encore d’ailleurs. Je croise souvent ce propriétaire mais je l’ignore. 3 ans après je suis toujours autant rancunière et je demande systématiquement quel est le caractére des propriétaires.

Au bout de 3 mois, j’ai enfin pu déménager. J’avais moins de problème avec ma troixième propriétaire.

  • L’environnement de travail

Travailler aux Comores quand on arrive d’un pays occidentale est un vrai challenge. Le rythme est ralenti. La notion d’un travail bien fait n’est pas la même.

Camion Benne Route Mitsamiuli

Ajouter à cela, l’insularité du pays qui ne produit rien. La caractéristique rend tributaire le domaine des travaux publics à la douane, à la paperasse, au transitaire, aux transports maritimes et aériens. La charge mentale est mise à rude épreuve. Une simple démarche sur le papier est compliquée dans la vie réelle. Il y a toujours un problème qui t’empêche d’arriver rapidement au résultat escompté. Quand un prestataire te dit « oui ça sera fait pour telle date » il ne signifie pas que la prestation sera effective à la dite date. Mais qu’elle aura débuté et Dieu est là pour décider si oui ou non, elle aboutira à temps… La notion du temps n’est pas la même. En clair, il faut être patient. J’ai encore beaucoup de mal à m’y faire même après 4 ans. D’ailleurs, je ne pense pas m’y habituer. 27 ans en France laissent des marques.

  • La situation politique

La tuerie de Kaandani

En 2020 une mutinerie éclate dans la prison de kaandani. Une prison militaire où des prisonniers politiques ont été enfermés. Le colonel Faiçoil faisait partie de ces prisonniers. Il a été tué avec 2 autres prisonniers lors d’un échange de tirs avec l’armée. Pendant cet évenement, un dispositif exceptionnel a été pris. Tout le monde devait rentrer et rester chez lui. Nous suivons l’affaire via facebook en direct, comme la plupart des affaires de ce pays. Et les personnes qui habitaient près de Ntsudjini entendaient les coups de feu. À ce moment-là, j’ai pris conscience que notre sécurité et notre paix sociale ne tenaient à rien. Surtout qu’il s’agissait d’un problème politique, il se termine tragiquement. C’est un tournant pour moi qui scelle le régime totalitaire dans lequel l’Union des Comores vit.

Sur la route, Ntsudjini, Istrandra

L’assassinat de Djaza, Ba Pale

Dans la même veine que la tuerie de Kaandani, 2 personnalités ont été assassinées récemment. Djaza était l’ancien président de la cour de constitution. Il avait proclamé la validité des votes des élections présidentielles de 2016 (Monsieur 104%) malgré les preuves d’irrégularités. Et Ba Pale, un général à la retraite connu pour être un opposant du président Azali.

À ce jour, officiellement, on ne retrouve pas les coupables (ils n’ont pas cherché non plus), aucune justice a été rendue. La paix ne tient à rien. Ces 2 assassinats m’ont marqués.

  • Le Cyclone Kenneth

Qui aurait cru que je vivrai le passage d’un cyclone aux Comores ? Les cyclones sont rares, car l’archipel est protégé par la grande île Madagascar. En tout cas, c’est ce que tout le monde répète religieusement. Lorsque le passage du cyclone a été annoncé. Personne ne le prenait au sérieux. Puis le fameux soir arriva.

Personnellement, je n’ai rien ressenti. Je dormais cette nuit-là, shootée à l’antadys. Mais à mon réveil, j’ai vu des images d’apocalypses. Des maisons en tôles dépourvues de toits, des panneaux publicitaires à terre, des arbres déracinés à foison. Cet épisode marque un vrai tournant dans l’économie comorienne. Des récoltes saccagés et un nombre important d’habitats sont inhabitables. Est ce que des mesures ont été prises pour anticiper l’arrivée d’autres cyclones ? Vous vous doutez bien que non… Après tout, Madagascar est là protéger l’archipel…

S’en est suivi une première augmentation des prix. Une première depuis mon arrivée et d’une longue série à venir en peu de temps.

Cuisson au feu de bois
  • L’électricité et l’eau

Très gros problème récurrent qui ne trouve pas de solution pérenne, on ne sait pas pourquoi. À croire qu’électrifier un pays de 800 000 habitants relève de l’utilisation d’une technologie non encore maitrisée. Je savais que l’électricité est rare. Je savais que la distribution de l’eau n’était pas opérationnelle. Je savais. Mais il y a une grande différence entre savoir et le vivre. Surtout que de 2016 à début 2019, le nouveau président Azali avait fait la promesse et avait mis les moyens pour « allumer » le pays. En quelques mois, je m’étais habituée à l’électricité. S’habituer au confort et s’en défaire est très difficile. Aujourd’hui 2022, la situation n’est pas du tout idéale. Le délestage est légion, notamment dans les villages éloignés de la campagne. Un jour peut-être ce pays connaitra le chemin d’un éclairage infini.

  • L’absence de système de déchet
Plage de Uropveni, Mbadjini départ de bateau pour aller à Mohéli

Jusqu’à aujourd’hui j’ai autant de mal à accepter de vivre dans un pays où un système de ramassage de déchet n’existe quasiment pas. Chaque année, les rues dans les villes et les routes dans les campagnes sont de plus en plus sales.

  • Le coût de la vie

L’un de mes tout premiers articles portait sur le coût de la vie aux Comores, et plus précisément à Moroni.

C’est réel, la vie est beaucoup trop chère pour une population qui gagne en moyenne 75000 KMF (150€). Les prix affichés sont dignes d’une population qui vit avec un Smic de 1500 €.

Et depuis 2018, non seulement la situation a empiré ( cyclone keneth (2019), Covid19 (2020 & 2021), crise du transport maritime (2021 & 2022) guerre en Ukraine (2022), prix du carburant qui atteint des records (2022…) mais très peu d’initiatives ont été réalisées pour contenir cette inflation (augmentation des taxes douanières (2021), augmentation de l’électricité (2021 & 2022), augmentation du prix des appels et data (2021), augmentation du prix du carburant (2022)).

C’est incroyable. Les prix ne vont qu’en augmentant, les salaires eux stagnent.

Chaque jour je me demande comment les gens font au quotidien ? Ils ne font rien, ils travaillent. Ils se débrouillent avec des activités plus ou moins rémunérateurs. C’est dur, très dure. L’illusion du pays avec un fort potentiel où tout reste à construire ne fait plus rêver. Les gens subissent, on subit.

  • Les classes sociales très marquées
Un soir sans électricité

La mendicité est courante dans les rues de Moroni. Mais la mendicité juvénile ? Plus subtile, existe tout autant. La mendicité féminine aussi…

La différence de classe sociale est perceptible pour celui qui veut voir. L’axe qui représente parfaitement, cela est l’axe Karthala-Ambassade de France-Hamramba. Sur cette route vous passez le lycée public laissé à l’abondon Said Mohamed Cheikh, l’école privé GSFA et l’école française Henri Matisse. Observer bien, ce n’est pas la même population à la sortie des écoles sur un si petit pérmètre.

Pour rappel, le lycée Said Mohamed Cheikh était le lycée d’excellence de l’océan Indien. Toutes les personnalités politiques, jusqu’au président actuel, l’élite intellectuelles du moment ont été formés là-bas. Aujourd’hui, ce lycée est à l’image de l’éducation nationale, il est laissé à l’abandon.

A contrario, ces personnalités politiques qui ont bénéficié d’une scolarité de très haut niveau et gratuite placent leurs enfants dans les écoles privés dont GSFA est la plus réputée, et à l’école française.

Traverser cet axe illustre parfaitement tout ce qui ne va pas dans ce pays. C’est un difficile spectacle sans équivoque avec lequel je dois composer. Malheureusement, je m’y habitue même.

  • Le poids des traditions

Être une femme célibataire qui vit et travaille à Moroni seule. He be. Il faut être prête à affronter toutes les spéculations sur votre sort. Et pire… Vos parents ou votre entourage recevront des appels avec x ou y rumeurs plus ou moins fantaisistes. C’est lourd. Et on a beau dire « je m’en fiche », « je vis ma vie et je passe outre ». Cela n’enlève en rien la difficulté, surtout dans un si petit pays de moins de 1 million d’habitants.

L’autonomie féminine prend de l’ampleur, mais n’est clairement pas la norme.

Le port de Moroni
  • La maladie

Seigneur, rien que d’y penser. La 1ere année a été ponctuée de toutes sortes de désordres ! Mal de ventre, maux de tête, fatigue extrême… Je cumulais les intoxications alimentaires. Avec du recul, j’ai été trop négligente vis à vis de la nourriture. Je mangeais partout, n’importe où. Du jus, des yaourts de rue, des brochettes de viandes, des ailes de poulets. Je ne respectais pas mon ventre. Le changement d’alimentation a été rude.

C’était aussi la période où je comprenais que le système de santé comorien est CAPITALISTE. Tu paies tout au comptant. Les fois où j’ai atterri aux urgences, heureusement j’avais de l’argent liquide sur moi, ou la personne qui m’accompagnait en avait. Je déconseille de venir dans ce pays si vous êtes atteints d’une maladie qui nécessite des soins et une prise en charge récurrente.

  • La sur-importance du réseau

Pendant mon VIE, j’ai fait l’erreur (consciente ou inconsciente) de ne pas « cultiver un réseau ». Et par réseau je parle d’un réseau professionnel qui impacte ma carrière professionnelle. Mais dans un si petit pays tel que les Comores, le réseau est vital ! J’ai payé mon erreur pendant ma recherche d’emploi. Cultiver ses relations, participer à des évènements, se faire connaitre et remarquer, c’est un travail de longue haleine que tout le monde doit effectuer, et… que je n’ai quasiment jamais fait. Une introvertie et timide comme moi ne se retrouve pas du tout dans ce spectacle mondain. Aujourd’hui, j’entreprends, je dois m’y plier (et je ne suis pas encore au point). Je privilégie les rencontres spontanées de tout horizon, mais bon, l’argent ne se gagne pas au grès des rencontres hasardeuses. Je vais me faire violence.

  • La pandémie Covid19

Ce pan mérite un article à lui tout seul. J’ai déjà trop écrit. Je m’arrête là.

Ma conclusion ?

Il n’y a pas de conclusion particulière excepté, ayez un bon support système pour tenir et buvez beaucoup d’eau afin de ne pas être désydraté par les multitudes problèmes de ce pays.

4 ans aux Comores, mon expérience, les débuts, 1/3

Voilà 4 ans que je vis aux Comores. Ce qui devait être un séjour « sabbatique » est devenu une installation de 4 ans.

Les débuts

Mnoungou Hamahame, Ngazidja

Après une démission dans mon ancienne boîte de conseil, je décide sur un coup de tête, de prendre mes économies et de partir vivre aux Comores quelques mois. Depuis 2009, l’année de mon bac, j’avais pour projet de travailler aux Comores quelques années. Mais avec le temps et les retours d’expériences des « repats » en Afrique, je décide d’abord de tester la vie en dehors des vacances scolaires.

C’est comme ça qu’en mai 2018, je débarque dans le village de mes parents sans un projet. Just chill and vibe.

Bon, vous vous en doutez bien que la vie au village, dans un pays pauvre, n’était pas fait de relaxation et de vibe. Entre les tâches ménagères à l’ancienne dû à l’absence d’eau courante, les coupures d’électricités et le lavage des vêtements à la main, la vie quotidienne était plus ponctuée de travail domestique que de chill.

Préparation de mhogo na fi aux feu de bois

Je donne gratuitement des cours particuliers aux élèves de terminale qui préparent le bac scientifique. C’était la seule activité qui me vibrait à cette période.

Un de mes oncles m’apprend sur un coup de tête à conduire à Ngazidja. Il faut savoir que très peu de femmes conduisent dans l’archipel, et encore plus dans les coins reculés de l’île. Posséder une voiture, l’entretenir, la ravitailler en carburant, payer la vignette ont un coût. Mon oncle décide de m’apprendre non pas par féminisme, mais parce que je cite « ton permis français ne vaut rien ici, attends-je t’apprends ».

Juin 2018, je postule pour une offre en VIE, pour une entreprise de génie civil aux Comores. Le VIE, volontariat international en entreprise, est un contrat français réservé aux moins de 28 ans (le contrat peut être signé jusqu’à la veille de tes 29 ans). Finalement, après 2 entretiens téléphoniques et 2 entretiens physiques, j’ai été recruté.

Vue de mon ancien bureau à Station Mamora, Moroni

C’est grâce à ce fameux contrat que je reste travailler aux Comores. Après un rapide aller-retour en France, et me voilà débarquer à la capitale des Comores, à Moroni, où je m’installe pour la première fois.

Je n’y croyais pas trop, j’ai postulé pour postuler, car à cette époque, je cherchais un VIE, mais pas forcément aux Comores. Les contrats sont très rares du fait qu’il y a très peu d’entreprises françaises implantées dans le pays. Par contre, il y a plus des offres en VSI (Volontariat Solidaire International) ou VIA (Volontariat International en Administration).

Quartier Yemenia, Moroni

Quand tu débarques dans une nouvelle ville, tu es émerveillée par la nouveauté. Et franchement, Moroni est une grande ville qui bouge comparé à la vie au village.

Je ne connaissais rien de la capitale à part le grand marché de Volo Volo et la gare Yemenia pour repartir dans la région du Hamahame.

Comparé à la ville française, Moroni semble petite, avec beaucoup de bouchon et peu d’activités. C’est vrai. Mais je n’ai pas déménagé pas dans un pays africain dans l’optique de retrouver ma vie française à l’identique. Ces aspects ne me dérangeaient pas.

J’emménage à Zilimadju, le quartier où la plupart des nouveaux arrivants s’installent. Je mange et j’abuse de street food fait de mshakiki (brochette de viande), mabawa (aile de poulet grillé). Je découvre la ville et la vie à la moronienne.

Mes leçons :

Il ne faut pas avoir peur de se détacher du confort matériel. C’est ce qui m’a permis de tenir tout ce temps. Mes nombreuses venues pendant mes vacances d’été ont permis de me préparer et m’habituer à cette vie.

La vie est courte, si vous avez quelques économies, pas de lourde charge, partez et explorez. Au pire, c’est là le plus grand privilège d’un Jeviens*, vous pouvez repartir grâce à votre passeport bordeaux. Cela n’est pas du tout bien perçu par les locaux d’ailleurs. La liberté de circuler est vraiment le sujet de conversation qui fait rage. Mais bon… Généralement, je ne débats pas, j’acquiesce et compatis à leur situation.

* Jeviens: membre la diaspora comorienne

L’Aid El Fitr au village

Mnungu, Hamahamet

Cela fait deux ans que je tiens ce blog, et je n’ai jamais écrit sur l’Aid aux Comores. Honte à moi. Aujourd’hui je rectifie le tir.

Mardi 3 mai 2022 était la célébration de l’Aid El Fitr. L’Aid El Fitr est l’une des deux plus importantes fête religieuse en Islam. Elle clôture la fin du Ramadan.

Après une intervention cocasse de NoNo, un célèbre « facebookeur »(?) qui tient la page d’opinion facebook Chabakat Al Internetya, qui annonçait l’aid pour lundi, il régnait une confusion pendant quelques heures. L’Aid a bien été déclaré le mardi 3 mai 2022 par le Muftorat, comme le reste de la région Afrique de l’Est et de l’ Océan Indien.

NoNo qui annonce que « la lune a été vu » par quelques iconiens et mbashilien

Pour fêter l’Aid, les parents s’attelent à acheter des vêtements pour leurs enfants, ainsi que des bonbons et des boissons. A Ngazidja, Moroni et les marchés sont noirs de monde. Il faut le vivre une fois dans sa vie pour le croire. Les soldes, nommés bodjo, sont organisés.

La plupart des comoriens rentrent dans leur village pour célébrer l’Aid. Je dis bien la plupart car certains pour des raisons diverses, ne peuvent pas prendre le bateau ou l’avion pour rentrer chez eux.

Des enfants qui font le tour des maisons pour récolter des bonbons, Mnungu Hamahamet

Après la prière, les enfants, vêtus de leur plus beaux vêtements, font le tour des maisons pour collecter des bonbons et donner la main de l’aid (« Mhono wa idi »). Cette expression signifie souhaiter une bonne fête.

Les couples nouvellement fiancés vont à la rencontre de leur future belle famille. En signe d’acceptation de la future union, des cadeaux sont échangés. La femme reçoit un shiromani, de l’argent, des bagues en or etc… La veille, le nouveau fiancé se voit offert un kandu et un kofia à vêtir le jour de l’aid. Ces cadeaux ne sont pas codifiés. Certaines ne reçoivent rien du tout (il faudra alors se poser des questions. Jdcjdr).

Petit brunch de l’aid composé de tchayi ya mani, samboussa, mkatra siniya et donass

Après avoir fait le tour du village, les hommes propriétaires d’une voiture font le tour des villages pour souhaiter la bonne fête à la famille éloignée.

Bonne fête de l’Aid. Que notre jeûne et tous nos efforts pendant ce mois béni soient acceptés.

Internet aux Comores en 2022 : histoire d’une régression

Elle était belle l’année 2016. Telma débarque dans l’archipel, essuyant le refus catégorique de l’entreprise d’état historique de télécommunication, Comores Télécom d’être mis en concurrence. Comores Télécom avait usé et abusé de toutes les stratégies possibles pour empêcher Telma d’opérer aux Comores.

Elle était belle la période 2016- 2021. Telma, filiale de Free a littéralement cassé les prix de la data. Ainsi pour 5000 KMF on avait droit à plus de 10 Go. Les offres évoluaient. Le prix de la data diminuait au grand désarroi de Comores Télécom et pour le plus grand bonheur des citoyens comoriens (et moins pour les employés Telma sous payés, mais cela est un autre débat).

Elle était belle la période 2016-2021. L’arrivée de Telma a forcé les équipes de Comores Télécom, alors en perte de vitesse à offrir des forfaits encore plus compétitifs. Ainsi pour 10 000kmf , vous avez 20GO de data et l’illimité jusqu’à la fin de la période de validité du crédit. La guerre entre les deux opérateurs faisait rage. Un autre acteur, Comores Câbles, entra dans la bataille, pour se disputer avec les deux opérateurs.

Devant toutes ces affaires de « grands » les gens snappaient, enregistraient des lives Facebook, regardaient des vidéos YouTube et des séries à gogo. La population s’informait, communiquait avec l’extérieur, prospectait, créait des entreprises de business en ligne, se formait… Bref la vie numérique était belle malgré le manque d’électricité, la tâche du tableau. Internet était démocratisé.

Mais…MAIS, nous, concitoyens comoriens, avons sous estimé la capacité du gouvernement comorien à pourrir la belle vie des comoriens.

Arrêt des forfaits illimités par Comores Télécom, août 2021

Voilà que, l’ANRTIC, l’agence nationale de régulation des Tic aux Comores, fait son apparition un beau mois d’août 2021. Et décide, contre toute attente d’encadrer les prix de télécommunications.

La raison ? Sauver le marché qui est au bord de la faillite car selon eux, les prix pratiqué seraient trop bas.

Site internet : https://www.anrtic.km/lautorite/presentation-de-l-anrtic.html

Plus de forfait illimité, plus de concurrence, un prix unique de data pour tous. Fini la belle vie numérique comorienne. On nous impose désormais que 1go= 1000kmf.

Catastrophe.

Pour 15 000 KMF, chez Telma le forfait data passe de 50 GO à 30 GO.

Dans mon cas personnel, je suis passé d’un budget de 10 000 KMF à 35 000 KMF. Un mois de folie youtubesque, j’ai atteint 60 000 KMF 😭😭😭. Pleurons ensemble mes amis. Surtout que cette hausse ne s’accompagne pas du tout d’une amélioration du réseau.

Des professionnels ont fait état au minimum d’une facture qui a triplé. Comme le relate un article de Hayba FM, une page facebook d’information comorienne:

Extrait de l’article Une hausse des tarifs dont personne ne veut assumer la Responsabilité sur Hayba FM

L’article en entier intitulé, Une hausse des tarifs dont personne ne veut assumer la Responsabilité est à retrouver sur la page facebook de Hayba FM. lien:

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3003243653251134&id=1711590229083156

On évoque la fibre, très bien. Attendons de voir si Comores Télécom réussira à démocratiser la fibre à un prix abordable.

Lancement de la fibre

Conclusion ?

Internet est redevenu une denrée excessivement coûteuse aux Comores. Comme d’habitude dans ce pays, lorsqu’on fait un pas en avant, on doit sauter de dix pas en arrière. C’est la règle.

PS: Nous pouvons en plus lire dans les médias, les fabuleuses recettes records réalisées par Comores Télécom, depuis l’arrivée de Telma. La réussite par l’extorsion. Belle réussite en effet…

SE LOGER A MORONI (update)

Moroni Nord, Yemenia 📸 @didjaaa

Mon premier article sur le blog se portait sur le logement dans la capitale.

My very first article on this blog was about how to find a rental place and its price.

http://uyenshicomores.com/2020/03/04/se-loger-a-moroni-la-capitale-des-comores/

Les loyers ont augmenté entre temps avec l’offre. (Je ne préfère même pas en parler tellement ça me fait mal au cœur). Les acteurs professionnels du secteur aussi sont plus nombreux. Le nombre d’agence immobilière a plus que doublé en deux ans passant de deux à cinq. Voici un petit tour d’horizon de ces agences.

In the last two years, the number of real estate agencies in the Comoros Islands has increased, as has the number of rental units and lease payments. With only two estate agencies in 2020; there are now five working in Moroni. Let’s have a look at these agencies..

Agences Immobilières

Les mastodontes / first players

I2A Immobilier

I2A immobilier est la première agence immobilière crée aux Comores. Installée au Sud de Moroni, route du Retaj, I2A immobilier possède une agence à Mutsamudu, Anjouan. Une nouvelle agence a ouvert à Mkazi, Grande Comores.

I2A Immobilier was the first real estate agency established in the Comoros Islands. The agency is now located in three places: one in Moroni south, Retaj’s road, one in Mkazi, Ngazidja, and one in Mutsamudu, Anjouan.

Monimo

Ouvert depuis cinq ans, l’agence Monimo immobilier est situé à Zilimadju près de Comores télécom.

Founded five years ago, the agency is located in Zilimadju, in Moroni, near Comores Telecom agency.

Les petits venus / new competitors

Comorimmo

La nouvelle agence est situé à Moroni Pangadju.

The agency is established in Moroni, Pangadju

Real estate Comoros

L’agence est située à Istrandra

The agency is located in Istrandra.

Corniche Immo

L’agence est située dans le batiment Rivka, en face de l’alliance française à Moroni

The agency is established in Moroni, in the Rivka building in front of the Alliance Française.

Location Saisonnière // Seasonal rental

Toutes les agences au dessus proposent de la location saisonnière. Le site Airbnb opère aussi aux Comores.
Il existe une agence immobilière spécialisée dans la location saisonnière. Il s’agit de Bariza immobilier. Bariza Immobilier et Com’home se sont associés pour former une seule agence immobilière spécialisée dans la location saisonnière.

If you are looking for a rental place for the holidays, you can pick one of the agencies above or the classic airbnb website. Bariza Booking, on the other hand, provides seasonal rentals. Bariza Immobilier is now a joint company between Bariza Immobilier and Com’home. 

Bon séjour dans la capitale.

Les impôts, taxes et licences aux Comores

Port de Moroni. 📷 @didjaaa

Dans l’imaginaire comorien, les seuls taxes que nous payons sont les taxes douanières et nous ne payons pas d’impôts.

Je vous présente une liste non exhaustive des différentes taxes et impôts appliqués dans les îles de la lune.

Je base cette liste sur :

  1. L’ordonnance 2019 que vous retrouverez sur le site de Comores-droits.
  2. La fameuse loi finance 2021. Si vous suivez l’actualité comorienne, vous savez que cette loi a fait couler de l’encre. Des taxes ont été augmentées, des nouvelles sont apparues comme la taxe liée à l’exportation des produits de rentes à savoir la vanille, les clous de girofle et l’ylang ylang.
  3. La grille des impôts éditée par l’ANPI.

Pour les plus téméraires, le code général des impôts est disponible sur le site droit-afrique.com.

La loi finance 2022 n’indique aucune augmentation, ni création de taxe.

Grille des impôts par l’ANPI

La collecte des impôts est effectuée par les agents administratifs de chaque île, l’AGID. Elle est “censée” être reversée dans un compte centrale nommé Compte Unique.

Les particuliers

Les citoyens comoriens ainsi que les résidents se doivent d’acquitter un certain nombre de taxes.

  • La taxe véhicule de diesel et la vignette automobile. Les deux taxes sont annuelles. Une campagne de paiement est lancée tous les ans entre février et mars.
  • La taxe de consommation
  • Les taxes sur les documents administratifs
  • Le droit d’enregistrement
  • Taxe sur la publication foncière
  • Frais d’inscription
  • L’immatriculation du terrain
  • Impôts sur la propriété foncier : c’est une taxe annuelle de 20% de la valeur locative pour les logements et 30% pour les locaux commerciaux

Les professionnels

Les professionnels comoriens sont particulièrement taxés.

Pour tous les professionnelles

  • La patente d’exploitation : c’est une taxe pour l’octroie de droit d’exercer toutes activités à but lucrative.
  • La taxe professionnelle unique (TPU) : impôt sur le bénéfice pour toute entreprise de moins de 20 millions KMF.
  • Le droit de bail
  • Impôt sur les salaires : pourcentage qui va de 5% à 35%, je vous renvoie sur la grille tarifaire de l’ANPI pour plus de détail.
  • Les impôts sur les sociétés (IS) : 35% sur les bénéfices, et 50% pour les sociétés d’état.

Pour les commerçants et les professionnels de l’import export

  • La patente d’importation
  • La licence transporteur
  • La taxe emballage plastique
  • La licence d’importation de riz
  • La taxe unique d’importation. Elle correspondant à 40kmf / kg ou 150 kmf/ kg suivant la qualité du riz

Les impôts sur le commerce extérieur

  • La taxe unique spécifique : c’est une taxe spécifique à l’importation de viande, bus, voiture etc…
  • Les royalties conteneur et effet de transit
  • La Redevance de coopération internationale, elle correspond à 1,5% de la valeur importation hors Afrique
  • Une nouvelle venue : la taxe d’exportation sur les produits de rente, la vanille, les clous de girofle et l’ylang ylang.

Les taxes appliquées dans différents domaines

  • La taxe spectacle
  • La taxe sur la nuitée hôtelière
  • La taxe sur les contrats d’assurance
  • La licence débit de boisson d’alcoolisé
  • La taxe sur les télécommunications
  • La taxe sur les produits pétroliers

Voilà Voilà…

Je vous avoue que je ne maîtrise pas encore toutes les données. Je suis encore en phase de recherche d’information. Je compléterai l’article au fur et à mesure.

La création d’entreprise aux Comores

Logo de l’ANPI

L’ANPI est l’Agence National pour la Promotion et l’Investissement. Elle est dirigée par la dynamique Nadjat Soidiki. Cet organisme publique est le point central de rendez vous pour toutes les démarches dans la création d’entreprise. Les 3 agences sont situées à Moroni, derrière la gare pour aller dans le Hamahame, Yemenia, près de l’aéroport de Ouani et près de l’aéroport de Fomboni.

Le site internet de l’ANPI https://investcomoros.net/fr/ que je vous invite à consulter.

Les démarches pour créer son entreprise aux Comores nécessitent une bonne dose de patience et des incessants aller retour à l’ANPI. Voici les étapes :

1. Demander le formulaire de création d’entreprise à l’ANPI. Les agents vous conseilleront sur le type de statut suivant votre projet et le montant que cela coûtera. Les frais de dossier varient de 51 000 KMF à 160 000 KFM.

2. Réunir la liste des pièces demandées. Cette liste comprend:

  • Une photocopie d’une pièce d’identité comorienne
  • Un certificat de résidence original à récupérer dans votre mairie de résidence
  • Un justificatif de local légalisé par la mairie de votre résidence
  • Un extrait de casier judiciaire comorien de moins de 3 mois
  • D’autres papiers suivant le statut choisi, le nombre d’associé etc…

Pour obtenir un extrait de casier judiciaire, il est nécessaire de vous rendre au ministère de la justice muni :

  • D’un extrait de naissance,
  • Des frais de dossier de 1500 KMF
  • D’un timbre fiscale de 500 KMF

L’administration comorienne travaillant à son rythme, il vaut mieux ne pas être pressé pour réunir tous les documents adéquats.

3. Se rendre une deuxième fois à l’ANPI. Les agents vérifient les documents et rédigent les statuts en recopiant votre dossier de création d’entreprise.

4. Retourner à l’ANPI pour vérifier le statut rédigé la veille et signer le document.

5. Attendre un appel de l’ANPI qui survient 24h à 48h après avoir signé le statut. Les agents vous demanderont de passer à l’agence récupérer les documents nécessaires pour ouvrir un compte professionnel dans une banque de votre choix.

6. Ouvrir votre compte en banque professionnel. Là encore c’est toute une histoire. Selon la banque choisie, il vous faudra munir

  • De 2 photos d’identités
  • D’un certificat de résidence

Vous déposez le capital déclaré dans votre dossier de création d’entreprise. Le capital doit être de minimum 100 000 kmf (200 €) Attention, le compte crée n’est qu’un compte provisoire. Pour que le compte soit validé et opérationnel, il convient de revenir à la banque avec:

  • La patente
  • Le Niff

7. Se rendre encore une fois (oui et ce ne sera pas la dernière fois) à l’ANPI pour déposer les documents relatifs à l’ouverture du compte bancaire professionnel provisoire.

8. Patienter 2 semaines afin que votre dossier soit envoyé et validé par le ministère de la justice. L’entreprise figurera ensuite au registre des entreprises comoriennes. Le registre est diffusé chaque premier jeudi du mois dans le journal d’état Al Watwan.

9. Enfin, dernière étape, aller payer un Niff et la patente aux impôts et déposer les justificatifs auprès de la banque.

A l’issu d’une telle démarche, on se félicite. L’administration comorienne ne vous a pas découragé. Bravo !

Vous serez d’accord avec moi, la démarche est fastidieuse. Mais autant nouer des relations amicales avec les agents de l’ANPI car ils deviendront vos interlocuteurs privilégiés. Et vous les verrez souvent donc autant ne pas s’énerver !

En tout cas ce n’est pas demain que le secteur formel surpassera le secteur informel. Ceci est un autre débat.

Créer une entreprise n’est pas l’étape la plus difficile. La maintenir à flot et faire face aux impôts (AGID) l’est ! Dans un prochain article, je compilerai les différents taxes et impôts qu’un citoyen ou résident comorien paient.

Le 31 décembre aux Comores

Je vous liste de manière non exhaustive les événements organisés le 31 décembre à Ngazidja. Vu le contexte économique difficile du pays, j’axe ma liste sur les prix proposés en cette dernière nuit de 2021.

Rappel : Le Covid19 sévit toujours, portez vos masques et respectez les gestes barrières.

Elytis club

Elytis club remplace désormais le club VIP. Il propose l’une des soirées les moins chères, à partir de 7 500 kmf.

La Chicha marseillais

La Chicha marseillais propose une soirée buffet à volonté à 10 000kmf par personne.

Chez Nini

Le restaurant situé à Mitsamiouli organise une soirée à partir de 16 500 kmf sur réservation.

Le Select

Le prix de la soirée a été multiplié par 2,3. Passant de 7 500kmf en 2020 à 17 500 kmf en 2021. En espérant que le dîner en vaut le coup !

Le Habana

Un nouvel an sur une plage ? C’est possible au Habana. Prix du repas 20 000 kmf.

Le Coelacanthe

Passer le dernier jour de l’année au bord d’une piscine à Moroni. Prix 20 000 kmf par personne.

L’Aquarium

Pour passer un 31 décembre à Voidju, prix de la soirée 20 000 kmf.

Le Golden Tulip

Al Camar Lodge

Les deux hôtels haut de gamme de Ngazidja proposent toutes les deux une soirée à 25 000 kmf par personne.

Pour ma part, je le passerai au village. Le 31 est un non événement pour la plupart des comoriens. Le quotidien difficile reprendra son cours le 1er janvier 2022.

Bonne année à vous tous !

Les jardins du Retaj

Espace vert au Retaj @didjaaa

Le Retaj a reçu le prix du meilleur hôtel d’affaire des Comores. Ce prix délivré par le world travel award est une consécration pour l’hôtel.

https://lagazettedescomores.com/soci%C3%A9t%C3%A9/reconnaissance-le-retaj-nomin%C3%A9-au-world-travel-award-.html

Le World Travel Award est un prix décerné depuis 1993 à tous les acteurs du secteur touristique dans le monde. A titre d’information, Les Maldives ont été élu « meilleure destination de l’Océan Indien 2021 » , alors que Madagascar a reçu le prix de la « meilleure destination nature de l’Océan Indien 2021 » . Nous comoriens, avons encore de la marge…

https://www.worldtravelawards.com/winners/2021/indian-ocean

Cette nouvelle m’a fait sourire. Le Retaj est un très bel hôtel situé dans le sud de Moroni, anciennement appelé sobrement Le Moroni. Mais le Retaj n’a certainement pas gagné ce prix grâce à son restaurant, élément central d’un hôtel.

Le choix est limité. Les buffets sont littéralement les mêmes depuis mon arrivée aux Comores en 2018. Est ce que les plats sont succulents? La réponse est non. Les plats se mangent. Et le comble d’un hôtel de ce standing? Le jus naturel n’est pas proposé. Dans un pays où les fruits de saison sont excellents, cela est une aberration ! (Bon là j’exagère …)

Tout à l’image du pays, l’hôtel possède pourtant un énorme potentiel, les espaces verts.

Les jardins du Retaj donnent directement sur l’Océan Indien.

Espace vert au Retaj @didjaaa

Cet endroit est mon endroit préféré de la capitale. Les espaces verts, propres et bien aménagés manquent terriblement. Un comble dans un pays où tout est vert ! (réflexion d’un collègue de travail togolais qui s’est exclamé « il n’y a que de la végétation ! » à sa première venue aux Comores.)

Espace vert au Retaj @didjaaa

Je souhaite à cet hôtel une belle évolution, et des jus naturels à foison !

S’INSTALLER AUX COMORES, LES VISAS

La préfecture située à Moroni @didjaaa

Pour les personnes étrangères qui souhaitent s’installer aux Comores, des démarches administratives sont nécessaires afin d’obtenir un visa.

Cet article résumera les démarches que les personnes non comoriennes doivent entreprendre pour obtenir un visa. Les informations ont été prises sur l’un des sites officiels de l’état comorien https://comoros.eregulations.org/.

Il existe deux types de visa, un visa touristique dit de court séjour et un visa long séjour.

Le Visa court séjour

Le visa court séjour est un visa de 45 jours qui permet à n’importe quel individu d’entrer et de séjourner dans l’archipel comorien. C’est le visa à destination des touristes. Il s’obtient directement à l’aéroport. Il coûte 15 000 KMF, soit 30 €. Il est apposé sur le passeport.

Il arrive que l’identité et les antécédents de l’individu fasse l’objet d’un contrôle poussé. Dans ce cas précis, le passeport est retenu pour un délais de 24H. Le visa d’entrée et le passeport sont à récupérer au service d’immigration situé dans le bureau de la préfecture à Moroni.

Avant la fin des 45 jours, il vous faudra quitter le territoire. Si ce n’est pas le cas, vous risquez une amende et d’une impossibilité de quitter le territoire. Vous devez vous acquittez du cout du visa long séjour correspondant à la période restée aux Comores.

Visa long séjour

Un visa long séjour ne s’obtient qu’après avoir payé le visa d’entrée. Il est délivré au service d’immigration à Moroni. Il coute 125 000 KMF , soit 250€ pour une année. Chaque année il doit être renouvelé. Son renouvellement coûte 15 000 KMF soit 30€.

Il existe un visa long séjour d’une durée de 10 ans à destination des commerçants et conjoint.e.s de comorien.n.e.s .

Plus d’informations sur la page instagram @/vivreauxcomores

Et sur le site comoros.eregulations.org