Les impôts, taxes et licences aux Comores

Port de Moroni. 📷 @didjaaa

Dans l’imaginaire comorien, les seuls taxes que nous payons sont les taxes douanières et nous ne payons pas d’impôts.

Je vous présente une liste non exhaustive des différentes taxes et impôts appliqués dans les îles de la lune.

Je base cette liste sur :

  1. L’ordonnance 2019 que vous retrouverez sur le site de Comores-droits.
  2. La fameuse loi finance 2021. Si vous suivez l’actualité comorienne, vous savez que cette loi a fait couler de l’encre. Des taxes ont été augmentées, des nouvelles sont apparues comme la taxe liée à l’exportation des produits de rentes à savoir la vanille, les clous de girofle et l’ylang ylang.
  3. La grille des impôts éditée par l’ANPI.

Pour les plus téméraires, le code général des impôts est disponible sur le site droit-afrique.com.

La loi finance 2022 n’indique aucune augmentation, ni création de taxe.

Grille des impôts par l’ANPI

La collecte des impôts est effectuée par les agents administratifs de chaque île, l’AGID. Elle est “censée” être reversée dans un compte centrale nommé Compte Unique.

Les particuliers

Les citoyens comoriens ainsi que les résidents se doivent d’acquitter un certain nombre de taxes.

  • La taxe véhicule de diesel et la vignette automobile. Les deux taxes sont annuelles. Une campagne de paiement est lancée tous les ans entre février et mars.
  • La taxe de consommation
  • Les taxes sur les documents administratifs
  • Le droit d’enregistrement
  • Taxe sur la publication foncière
  • Frais d’inscription
  • L’immatriculation du terrain
  • Impôts sur la propriété foncier : c’est une taxe annuelle de 20% de la valeur locative pour les logements et 30% pour les locaux commerciaux

Les professionnels

Les professionnels comoriens sont particulièrement taxés.

Pour tous les professionnelles

  • La patente d’exploitation : c’est une taxe pour l’octroie de droit d’exercer toutes activités à but lucrative.
  • La taxe professionnelle unique (TPU) : impôt sur le bénéfice pour toute entreprise de moins de 20 millions KMF.
  • Le droit de bail
  • Impôt sur les salaires : pourcentage qui va de 5% à 35%, je vous renvoie sur la grille tarifaire de l’ANPI pour plus de détail.
  • Les impôts sur les sociétés (IS) : 35% sur les bénéfices, et 50% pour les sociétés d’état.

Pour les commerçants et les professionnels de l’import export

  • La patente d’importation
  • La licence transporteur
  • La taxe emballage plastique
  • La licence d’importation de riz
  • La taxe unique d’importation. Elle correspondant à 40kmf / kg ou 150 kmf/ kg suivant la qualité du riz

Les impôts sur le commerce extérieur

  • La taxe unique spécifique : c’est une taxe spécifique à l’importation de viande, bus, voiture etc…
  • Les royalties conteneur et effet de transit
  • La Redevance de coopération internationale, elle correspond à 1,5% de la valeur importation hors Afrique
  • Une nouvelle venue : la taxe d’exportation sur les produits de rente, la vanille, les clous de girofle et l’ylang ylang.

Les taxes appliquées dans différents domaines

  • La taxe spectacle
  • La taxe sur la nuitée hôtelière
  • La taxe sur les contrats d’assurance
  • La licence débit de boisson d’alcoolisé
  • La taxe sur les télécommunications
  • La taxe sur les produits pétroliers

Voilà Voilà…

Je vous avoue que je ne maîtrise pas encore toutes les données. Je suis encore en phase de recherche d’information. Je compléterai l’article au fur et à mesure.

La création d’entreprise aux Comores

Logo de l’ANPI

L’ANPI est l’Agence National pour la Promotion et l’Investissement. Elle est dirigée par la dynamique Nadjat Soidiki. Cet organisme publique est le point central de rendez vous pour toutes les démarches dans la création d’entreprise. Les 3 agences sont situées à Moroni, derrière la gare pour aller dans le Hamahame, Yemenia, près de l’aéroport de Ouani et près de l’aéroport de Fomboni.

Le site internet de l’ANPI https://investcomoros.net/fr/ que je vous invite à consulter.

Les démarches pour créer son entreprise aux Comores nécessitent une bonne dose de patience et des incessants aller retour à l’ANPI. Voici les étapes :

1. Demander le formulaire de création d’entreprise à l’ANPI. Les agents vous conseilleront sur le type de statut suivant votre projet et le montant que cela coûtera. Les frais de dossier varient de 51 000 KMF à 160 000 KFM.

2. Réunir la liste des pièces demandées. Cette liste comprend:

  • Une photocopie d’une pièce d’identité comorienne
  • Un certificat de résidence original à récupérer dans votre mairie de résidence
  • Un justificatif de local légalisé par la mairie de votre résidence
  • Un extrait de casier judiciaire comorien de moins de 3 mois
  • D’autres papiers suivant le statut choisi, le nombre d’associé etc…

Pour obtenir un extrait de casier judiciaire, il est nécessaire de vous rendre au ministère de la justice muni :

  • D’un extrait de naissance,
  • Des frais de dossier de 1500 KMF
  • D’un timbre fiscale de 500 KMF

L’administration comorienne travaillant à son rythme, il vaut mieux ne pas être pressé pour réunir tous les documents adéquats.

3. Se rendre une deuxième fois à l’ANPI. Les agents vérifient les documents et rédigent les statuts en recopiant votre dossier de création d’entreprise.

4. Retourner à l’ANPI pour vérifier le statut rédigé la veille et signer le document.

5. Attendre un appel de l’ANPI qui survient 24h à 48h après avoir signé le statut. Les agents vous demanderont de passer à l’agence récupérer les documents nécessaires pour ouvrir un compte professionnel dans une banque de votre choix.

6. Ouvrir votre compte en banque professionnel. Là encore c’est toute une histoire. Selon la banque choisie, il vous faudra munir

  • De 2 photos d’identités
  • D’un certificat de résidence

Vous déposez le capital déclaré dans votre dossier de création d’entreprise. Le capital doit être de minimum 100 000 kmf (200 €) Attention, le compte crée n’est qu’un compte provisoire. Pour que le compte soit validé et opérationnel, il convient de revenir à la banque avec:

  • La patente
  • Le Niff

7. Se rendre encore une fois (oui et ce ne sera pas la dernière fois) à l’ANPI pour déposer les documents relatifs à l’ouverture du compte bancaire professionnel provisoire.

8. Patienter 2 semaines afin que votre dossier soit envoyé et validé par le ministère de la justice. L’entreprise figurera ensuite au registre des entreprises comoriennes. Le registre est diffusé chaque premier jeudi du mois dans le journal d’état Al Watwan.

9. Enfin, dernière étape, aller payer un Niff et la patente aux impôts et déposer les justificatifs auprès de la banque.

A l’issu d’une telle démarche, on se félicite. L’administration comorienne ne vous a pas découragé. Bravo !

Vous serez d’accord avec moi, la démarche est fastidieuse. Mais autant nouer des relations amicales avec les agents de l’ANPI car ils deviendront vos interlocuteurs privilégiés. Et vous les verrez souvent donc autant ne pas s’énerver !

En tout cas ce n’est pas demain que le secteur formel surpassera le secteur informel. Ceci est un autre débat.

Créer une entreprise n’est pas l’étape la plus difficile. La maintenir à flot et faire face aux impôts (AGID) l’est ! Dans un prochain article, je compilerai les différents taxes et impôts qu’un citoyen ou résident comorien paient.

Le 31 décembre aux Comores

Je vous liste de manière non exhaustive les événements organisés le 31 décembre à Ngazidja. Vu le contexte économique difficile du pays, j’axe ma liste sur les prix proposés en cette dernière nuit de 2021.

Rappel : Le Covid19 sévit toujours, portez vos masques et respectez les gestes barrières.

Elytis club

Elytis club remplace désormais le club VIP. Il propose l’une des soirées les moins chères, à partir de 7 500 kmf.

La Chicha marseillais

La Chicha marseillais propose une soirée buffet à volonté à 10 000kmf par personne.

Chez Nini

Le restaurant situé à Mitsamiouli organise une soirée à partir de 16 500 kmf sur réservation.

Le Select

Le prix de la soirée a été multiplié par 2,3. Passant de 7 500kmf en 2020 à 17 500 kmf en 2021. En espérant que le dîner en vaut le coup !

Le Habana

Un nouvel an sur une plage ? C’est possible au Habana. Prix du repas 20 000 kmf.

Le Coelacanthe

Passer le dernier jour de l’année au bord d’une piscine à Moroni. Prix 20 000 kmf par personne.

L’Aquarium

Pour passer un 31 décembre à Voidju, prix de la soirée 20 000 kmf.

Le Golden Tulip

Al Camar Lodge

Les deux hôtels haut de gamme de Ngazidja proposent toutes les deux une soirée à 25 000 kmf par personne.

Pour ma part, je le passerai au village. Le 31 est un non événement pour la plupart des comoriens. Le quotidien difficile reprendra son cours le 1er janvier 2022.

Bonne année à vous tous !

Les jardins du Retaj

Espace vert au Retaj @didjaaa

Le Retaj a reçu le prix du meilleur hôtel d’affaire des Comores. Ce prix délivré par le world travel award est une consécration pour l’hôtel.

https://lagazettedescomores.com/soci%C3%A9t%C3%A9/reconnaissance-le-retaj-nomin%C3%A9-au-world-travel-award-.html

Le World Travel Award est un prix décerné depuis 1993 à tous les acteurs du secteur touristique dans le monde. A titre d’information, Les Maldives ont été élu « meilleure destination de l’Océan Indien 2021 » , alors que Madagascar a reçu le prix de la « meilleure destination nature de l’Océan Indien 2021 » . Nous comoriens, avons encore de la marge…

https://www.worldtravelawards.com/winners/2021/indian-ocean

Cette nouvelle m’a fait sourire. Le Retaj est un très bel hôtel situé dans le sud de Moroni, anciennement appelé sobrement Le Moroni. Mais le Retaj n’a certainement pas gagné ce prix grâce à son restaurant, élément central d’un hôtel.

Le choix est limité. Les buffets sont littéralement les mêmes depuis mon arrivée aux Comores en 2018. Est ce que les plats sont succulents? La réponse est non. Les plats se mangent. Et le comble d’un hôtel de ce standing? Le jus naturel n’est pas proposé. Dans un pays où les fruits de saison sont excellents, cela est une aberration ! (Bon là j’exagère …)

Tout à l’image du pays, l’hôtel possède pourtant un énorme potentiel, les espaces verts.

Les jardins du Retaj donnent directement sur l’Océan Indien.

Espace vert au Retaj @didjaaa

Cet endroit est mon endroit préféré de la capitale. Les espaces verts, propres et bien aménagés manquent terriblement. Un comble dans un pays où tout est vert ! (réflexion d’un collègue de travail togolais qui s’est exclamé « il n’y a que de la végétation ! » à sa première venue aux Comores.)

Espace vert au Retaj @didjaaa

Je souhaite à cet hôtel une belle évolution, et des jus naturels à foison !

S’INSTALLER AUX COMORES, LES VISAS

La préfecture située à Moroni @didjaaa

Pour les personnes étrangères qui souhaitent s’installer aux Comores, des démarches administratives sont nécessaires afin d’obtenir un visa.

Cet article résumera les démarches que les personnes non comoriennes doivent entreprendre pour obtenir un visa. Les informations ont été prises sur l’un des sites officiels de l’état comorien https://comoros.eregulations.org/.

Il existe deux types de visa, un visa touristique dit de court séjour et un visa long séjour.

Le Visa court séjour

Le visa court séjour est un visa de 45 jours qui permet à n’importe quel individu d’entrer et de séjourner dans l’archipel comorien. C’est le visa à destination des touristes. Il s’obtient directement à l’aéroport. Il coûte 15 000 KMF, soit 30 €. Il est apposé sur le passeport.

Il arrive que l’identité et les antécédents de l’individu fasse l’objet d’un contrôle poussé. Dans ce cas précis, le passeport est retenu pour un délais de 24H. Le visa d’entrée et le passeport sont à récupérer au service d’immigration situé dans le bureau de la préfecture à Moroni.

Avant la fin des 45 jours, il vous faudra quitter le territoire. Si ce n’est pas le cas, vous risquez une amende et d’une impossibilité de quitter le territoire. Vous devez vous acquittez du cout du visa long séjour correspondant à la période restée aux Comores.

Visa long séjour

Un visa long séjour ne s’obtient qu’après avoir payé le visa d’entrée. Il est délivré au service d’immigration à Moroni. Il coute 125 000 KMF , soit 250€ pour une année. Chaque année il doit être renouvelé. Son renouvellement coûte 15 000 KMF soit 30€.

Il existe un visa long séjour d’une durée de 10 ans à destination des commerçants et conjoint.e.s de comorien.n.e.s .

Plus d’informations sur la page instagram @/vivreauxcomores

Et sur le site comoros.eregulations.org

Délice fruités. Des gaufres et des crêpes dans le sud de Moroni

Un nouveau venu est installé dans le paysage de la restauration comorienne. Il s’agit de Délices fruités. Il est situé dans le sud de la capitale à Hamramba, au dessus de Sara Market. Il propose des gourmandises sucrés et salés.

Crêpe au beurre salé @didjaaa

La carte est composée des crêpes, gaufres, de jus naturel, de milkshake et de smoothies. Ainsi que des galettes fourrés salés faites à base de farine de sagou.

Le lieu est simple et propre. Le couple de restaurateur est accueillant.

Les plats sont bons, très bons et tout est fait maison, du caramel beurre salé, au jus naturel. Le petit plus ? On dose le sucre de nos jus comme le thé. Dans un pays où les jus sont trop sucrés pour moi, ce petit geste est mon kiff.

Smoothie Banane passion et gaufre caramel beurre salée avec fruits de saison @didjaaa

Parfait pour manger un goûter même à 20h.

Page instagram: délicesfruites269

Page Facebook : Délices fruités

Djosho à la plage de Bouni Hamahamet

Vague de Bouni Hamahamet 📷 mlle_h

La plus belle plage de Ngazidja (Grande Comore). Oui la plage de Bouni est la plus belle plage de Ngazidja. Je l’affirme avec conviction. Toute objection est la bienvenue en commentaire.

Avec des collègues de travail, nous avons décidé de passer une journée à la plage de Bouni, Hamahamet. Située dans la région de Hamahamet, la route de Moroni jusqu’à la ville de Bouni est longue et tortueuse.

Petit abri Bouni 📷 mlle_h

Arrivé après 2h de route (et un arrêt dans mon village à saluer ma famille), nous arrivons enfin. La vue spectaculaire nous fait tout de suite oublié les périples du voyage.

Plage de Bouni Hamahamet 📷 mlle_h_

Le sable est blanc. La plage est entretenue. La plage est vide. A Ngazidja, les locaux partent se détendre à la plage le dimanche et non le samedi.

Nous nous sommes installés en hauteur pour préparer notre djosho (barbecue).

Pilau avec Katchumra 📷 mlle_h

Cette plage est dangereuse. Disons le tout de suite. Les courants forts ont emporté plusieurs âmes. Du coup, systématiquement on a été informé de la dangerosité de la plage. Éviter de s’y baigner, pour éviter la noyade.

Bien sur qui dit plage pour un comorien, dit djosho ! Nous avons organisé le notre avec des mabawa (ailes de poulets) accompagnés de bananes et tarots frites. Nous avons aussi apporté du pilau au poulet ! C’était un régal

Mabawa et fruit à pain cuit au charbon 📷 mlle_h

C’était une journée détente avant une longue semaine de travail.

La Street Food à la comorienne

Petit restaurant à Maluzini 📷 @didjaaa

J’aime parler de nourriture. Après mon dernier article sur les Layers Cakes (lien), je vais parler de la Street Food aux Comores, et plus particulièrement celle que l’on retrouve à Moroni.

Selon Wikipedia, la Street Food est définie par la vente de plat dans la rue ou d’un aménagement extérieur. Dans le même secteur, la Street Food est moins chère que le restaurants classique.

Ainsi la grande force de la Street Food est son petit prix. Pas chère, elle permet à des centaines de personnes de manger copieusement et rapidement. Dans un pays où le niveau de vie est élevé, le petit prix constitue un argument de vente de taille.

Wuhan et la Covid19 ainsi que le variant sud africain sont passés aux Comores, l’industrie de la Street Food en patîe. En effet avec l’imposition du couvre feu à 20h afin de lutter contre la pandémie, les vendeurs n’enregistrent plus le même chiffre d’affaire. Un article du journal d’Etat Al Watwan le montre bien. Dans la capitale, les gens sortent et consomment la nuit.

La Street Food est plus développée dans les grandes villes comme à Moroni la capitale, où Mutsamudu à Anjouan.

Que trouve t’on dans la Street Food comorienne ?

Les mshakiki

Les Mshakiki sont des brochettes de viandes cuitent aux charbons. Un petit tour sur Twitter m’apprend que le mot mshakiki ressemble au mot de l’arabe omanais mshakeek qui signifie aussi brochette. Qui a piqué quel nom ? Les historiens nous le diront.

Vente nocturne de mshakiki chez Mbaba P à Moroni 📷 @didjaaa

Les Mabawas

Les mabawas sont des ailes de poulets cuites aux charbons. Star des Djocho (barbecue), les mabawas sont très appréciés (si l’aisaisonnement suit).

Cuisson de Mabawa lors d’un Djocho à la plage 📷 @didjaaa

Les mabawas et les Mshakiki sont accompagnés suivant les saisons de bananes vertes frite à l’huile (ndropvi ya pvisiwa) , ou de manioc frite, ou cuite à l’eau ( igobo), de tarots cuite à l’eau ou frite, ou encore de fruit à pain frite ou cuite à l’eau.

Et pour rendre le tout moins sec, du piment et une petite sauce antchar, à base de concombres, choux, tomates et vinaigre sont proposés.

Les petits restaurants

L’offre dans les petits restaurants est variable. On peut y servir du pilau, des bananes frites avec de la sauce Ntibe, ou encore du riz avec du lait caillé, de la sauce ntibe ou du rougail. L’idée est que la nourriture soit rapidement servie et peu chère à l’achat.

Riz avec du lait caillé et de la sauce viande ntibe 📷 @didjaaa
Pilau servi avec de l’antchar 📷 @didjaaa
Sauce Ntibe avec des bananes frites et du Manioc bouilli 📷 @didjaaa

La liste des plats que j’ai cité n’est pas exhaustive. Il vous suffit de vous perdre dans les petits restaurants et vendeurs de rue des grandes villes pour découvrir l’étendue de l’offre.

Bonne dégustation !

Layer Cake, des layer Cakes et cup cakes à Moroni

Logo Layer Cake

Je suis une personne qui aime le sucre. Manger des gâteaux, pâtisseries et viennoiseries me manque beaucoup. Aux Comores, le palet est plus salé que sucré à mon grand damn.

Quand j’ai découvert Layer Cake, je tentais une énième fois de me sevrer du sucre. Un échec.

Une bonne amie m’avait offert un gâteau d’anniversaire en 2020. J’étais super contente de trouver et manger un gâteau meringue citron aux Comores.

Gâteau d’anniversaire pour mes 29 ans

Il était très bon et aéré. Surtout il n’était pas trop sucrée. L’excès de sucre dans tous les gâteaux et jus constitue l’un des gros problèmes aux Comores.

De plus, l’industrie des gâteaux surtout d’anniversaire et de mariage se développe. Faute de crème liquide dans les duka ou super marché, la plupart des gâteaux sont réalisés avec de la crème au beurre. Un palet trop francisé aura du mal avec ce type de gâteau.

Revenons à Layer Cake. J’ai commandé un layer Cake pour une occasion spéciale un gâteau mangue passion. Il était parfait car c’était la saison des mangues. Le visuel était très réussi. Il a fait son effet !

J’ai eu la chance de recevoir un colis avec quelques gourmandises.

Ma dernière commande : des cup cakes avec insert citron et top citron meringuée.

Cup cake insert citron et meringue de citron

J’ai invité une amie pour un goûter improvisé. On a toutes les deux adoré les cup cake.

Disons le clairement les prix ne sont pas donnés. Pour 10 cup cake, j’ai payé 12 500 kmf. Mais l’investissement vaut largement le coup. Les gâteaux sont excellent et la livraison est inclue. J’ai toujours été livré directement chez moi.

Aussi beau que bon, Layer Cake, vous pouvez y aller les yeux fermés !

Page instagram: layercake_km

Al Camar Lodge ou l’hôtel encore loin des 5* aux Comores

Logo de l’hôtel Al Camar Lodge

Ne pas mettre la charrue avant les bœufs. Voilà comment je commence cet article. J’aurai préféré écrire le proverbe équivalent en comorien mais je ne l’ai pas trouvé (je ne l’ai pas cherché non plus).

Ouvert par Maître Mzimba et son associée française Aurélie Genêt depuis mi décembre 2020, l’hôtel Al Camar Lodge est présenté comme le premier hôtel 5* de l’archipel des Comores. Rien que ça.

Photo prise à Al Camar Lodge

Depuis une campagne de publicité en ligne bien menée, on a cessé de vanter les mérites de cet hôtel qui rehausse l’image du pays. C’est vrai qu’en terme de haut de gamme, l’offre est pauvre aux Comores. Excepté le Golden (et encore) il n’y a pas d’hôtel de luxe aux Comores, encore moins 5 *.

Les photos laissent rêveur. La réalité est, aujourd’hui 3 mars 2021, tout autre.

https://www.facebook.com/watch/?v=841601276648653

Déjà lors de la journée de lancement en décembre, certains avaient remarqué le manque de finition dans l’hôtel. Chose qui met en doute sérieusement le statut 5* de l’hôtel.

Je n’étais pas à la soirée de lancement. Je ne pouvais juger de la situation…

Jusqu’à dimanche dernier.

Je suis enfin partie faire un tour au Al Camar Lodge. Le lieu est isolé, bien situé et très sympa. Il change de ce que l’on voit aux Comores et c’est toujours un bon point.

Mention spéciale pour la piscine naturelle où l’océan Indien s’y jette. C’est magnifique. La nature joue son rôle, elle embellit le paysage.

Piscine naturelle Al Camar Lodge

Par contre… C’est un peu galère pour y aller. Mais bon, n’oublions pas le contexte, on est aux Comores. L’accessibilité n’est pas l’atout principal de ce pays.

Et les prix ahum. Ils ont dit « luxe » ce n’est pas pour rien😅. Je ne suis pas la cible clairement mais si vous aimez vous détendre dans une ambiance entre riches du pays, n’hésitez pas.

Le luxe se ressent dans les prix pratiqués et moins dans le lieu.


L’hôtel n’est pas encore tout à fait ouvert. Les chambres sont en travaux. J’ai hâte de voir ce que cela donnera, mais personnellement je doute que les critères des hôtels 5 * seront atteints. Les détails comptent. De ce que j’ai pu observer, les finitions ne sont effectivement pas finies. Il y a beaucoup de défauts. Et c’est vraiment dommage. Dans ce pays, il y a très peu de bâtiments avec d’excellentes finitions. Peut être est ce une question de main d’œuvre ou de prix, je ne sais pas en tout cas, on ne sait pas faire. Le Al Camar Lodge aurait dû marquer la différence sur ce point là. L’hôtel ne le fait pas.

Je suis arrivée dans un jolie endroit, mais l’admiration que je ressens lorsque je vois un hôtel de luxe n’était pas du présent. Le lieu est sympa. C’est tout.

Pour un « 5 étoiles » , le constat est décevant. Le luxe n’y est pas.

Bref le luxe se ressent dans les prix pratiqués et moins dans le lieu.

Une partie de l’hôtel Al Camar Lodge

A mon avis, ce qui explique une partie de ma déception est que le titre d’hôtel 5* a été annoncé trop rapidement.

Selon moi ( sans aucune once d’expérience dans le domaine mais mon avis compte sur mon blog ! ), la meilleure stratégie aurait été 1) de ne pas annoncer le nombre d’étoile souhaité de l’hôtel, 2) ouvrir l’hôtel au public, 3) achever les travaux tranquillement puis laisser dans un premier temps l’appréciation aux clients avant d’entamer les démarches pour officiellement obtenir le grade de 5*. D’ailleurs qui délivre le nombre d’étoiles d’un hôtel aux Comores ? La question a le mérite d’être posée…

L’humilité a clairement fait défaut. Mais peu de personne ne le relèvera. Aux Comores, penser que l’archipel possède un hôtel 5 étoiles donne l’illusion que le développement est là, sous nos yeux. Donc chut. On ne dit rien. On applaudit l’initiative.

Je saluerai toujours les initiatives privées au vu des difficultés pour entreprendre aux Comores. Cependant cela n’est pas une raison pour prétendre être ce que l’on est pas (encore). Au Al Camar Lodge, on est encore loin des 5 étoiles.

Edit du 7 mars 2021

On m’a fait remarqué que je juge un hôtel encore en travaux et qu’à part le critère de finition je n’avais pas d’autre critique. J’ai voulu me concentrer sur ce critère car il est le plus pertinent aux Comores. En plus je ne juge que des lieux terminés. Ne parlant pas des autres critères je vous les rajoute. A vous de juger

l’ hôtellerie haut de gamme et très haut de gamme soit 4 et 5 étoiles

 » Les chambres sont spacieuses, au moins 16 m², sanitaires inclus, en 4 étoiles, et 24 m² en 5 étoiles. Dans les hôtels de plus de 30 chambres, l’accueil est assuré 24 h sur 24. Deux langues étrangères, dont l’anglais, sont requises dans un 5 étoiles, ainsi que le service en chambre, l’accompagnement jusqu’à la chambre et la possibilité de dîner à l’hôtel. D’autres avantages caractérisent le 5 étoiles, comme un service de voiturier, une conciergerie ainsi que des équipements spécifiques dans les chambres tels qu’un coffre-fort et l’accès à Internet » source : https://www.hotel-classement.fr/hotel/

Et voici deux documents, l’un par le ministère de l’économie française et l’autre par l’un des organismes chargé d’attribuer les étoiles en France. Ces deux documents détaillent les critères strictes à respecter. Qu’en est il aux Comores ? Je n’ai trouvé aucun document.