Décomplexons l’apprentissage de la langue

Apprendre à parler le shikomori est un défi sans nom pour moi qui suit nulle dans l’apprentissage des langues. Même l’anglais, une langue que je comprends depuis une dizaine d’année, est un struggle lorsque je cherche à m’exprimer.

Et pourtant après toutes ces années passées aux Comores, je ne maîtrise toujours pas la langue. Le conseil « parler avec les natifs » ne fonctionne pas. La plupart, après s’être moqué switch en français. Il faut aussi reconnaitre que je n’ai pas fait énormément d’effort. Après une critique acerbe, j’ai tendance à me replier sur moi et ne plus vouloir parler. « We urongowa hama mbushi » me fait toujours mal au coeur…

Mais début 2024 j’ai décidé de parler comorien. Je ne voulais plus me contenter de dire « je comprends mais je ne parle pas ». J’ai pris les choses en main et j’ai cherché pendant 6 mois un professeur de shikomori, shingazidja. Eté 2024 je commence mon premier cours. J’ai pas mal évolué. Cela fait du bien d’avoir une personne qui t’explique pourquoi tu fautes et comment les corriger. Les contraintes d’emploi du temps m’ont forcé à stopper. Le fait que le professeur refuse les sessions en ligne est une contrainte en plus. Cependant, je le remercie infiniment pour le temps passé ensemble, et son apprentissage.

Je parle mieux shingazidja, mais je fais toujours autant de grosses fautes. Le problème ne vient plus du vocabulaire. Le problème vient de la grammaire. Grâce au livre de grammaire « initiation à la grammaire comorienne, le ShiNgazidja », je connais les règles. Je pense les comprendre. Mais l’application est très très hasardeuse.

Comme expliqué dans le podcast de ma très cher amie Mouezi, où elle reçoit le fondateur du site ORELC, l’apprentissage de la langue comorienne lorsque l’on est francophone n’est pas simple. En plus de la grammaire qui suit une logique complètement opposée à la langue française, certaines sonorités comoriennes n’existent pas dans la langue française. Par conséquent, il est normal pour un francophone de ne pas pouvoir/savoir prononcer des mots comoriens. N’en déplaise au puriste de « Mkatra Futra ». Le conseil donné est d’emprunter les sonorités voisines chez les anglais, les italiens et les espagnols, voire même chez les arabes.

La podcast (que je vous invite à écouter) est une pépite, elle vous decomplexera dans le processus d’apprentissage du shikomori. Vous le trouverez ici.

En conclusion, une langue ne vit que lorsque l’on exerce. En attendant que les pouvoirs publics se saissisent de la question, et forment les professeurs de langues, qui puissent eux enseigner la langue dans les écoles comoriennes. Nous sommes obligés d’avoir recours aux initiatives privés.

Voici quelques ressources disponibles pour parfaire votre apprentissage du shikomori/shingazidja :

Site orelc : https://orelc.ac/academy/Homes

Voici une sélection de livre, Podcast disponible

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