
Finalement, pourquoi ne suis-je pas partie ? La réponse est simple. Je considère que lorsque l’on a le privilège de se déplacer, on choisit finalement les problèmes que nous souhaitons affronter aux quotidiens.
Consciente de ce privilège immense, j’ai décidé, pour l’instant, d’affronter les problèmes que je rencontre aux Comores plutôt qu’en France.
Il y a une sérénité qui dégage du pays qui est apaisante. Il fait beau. Les paysages sont magnifiques, la nourriture est bonne et je ne suis pas isolée socialement.
Et surtout, qu’est-ce que cela fait du bien de vivre dans un pays où l’on n’est pas une minorité pointée du doigt. Tu te bats pour ta (sur)vie seulement, et non pas pour prouver que 1/ ton existence compte et 2/ ta (sur)vie.
L’enjeu majeur pour moi est de trouver un équilibre entre une vie « paisible » et les aberrations politiques, économiques, écologiques de ce pays. Je suis souvent en colère, mais pas assez pour quitter les Comores.
Enfin, du haut de mon privilège, je sais que je ne suis attendue nulle part dans ce pays. Je n’ai pas la volonté de le changer. Je n’ai pas la volonté de le développer (je ne travaille pas pour le gouvernement). Je n’ai pas la volonté de changer les mentalités. Non, je ne suis personne. Si ce n’est une personne qui a décidé de faire le chemin inverse de celle de ses parents. Ils étaient partis pour nous offrir une éducation, je suis rentrée pour m’offrir une vie paisible (si possible).
L’aisance biculturelle
Je pense l’avoir atteint. Mon séjour en France en février 2022 m’a confirmé que j’étais chez moi aux Comores. Et j’avais bien fait de partir.
Maintenant que ma mission est terminée, une nouvelle aventure s’ouvre à moi. Je suis confrontée à la difficulté de trouver un emploi. J’entreprends dans 2 domaines totalement différents. Et surtout je me teste. Les économies me permettent de tenir un temps. J’espère obtenir le saint Graal rapidement, à savoir une situation économique stable. Sans cela, la vie aux pays est très difficile et l’appel de l’ailleurs sera de plus en plus forte.
Bonus : un petit récapitulatif des bons moments passés
Mon voyage à Anjouan







Le premier match des Cœlacanthes au stade de Maluzini



La qualification à la CAN 2020

Mon premier derby US Zilimadju vs Volcan Club

Les Djosho, street food, repas entre amis





Les taxis, les lieux où les conversations sont toujours fantastiques


Entre Ngazidja et Ndzuani



















Retrouvez les 2 premiers articles de la série :
4 ans aux Comores, mon expérience, les débuts, 1/3
4 ans aux Comores, mon expérience, les péripéties 2/3

Franchement, au top ton histoires des Comores , j’ai appris beaucoup de chose. Actuellement je construit des studios a Moroni plus précisément a Grimaldi j’aimerais avoir plus d’infos de ta part pour avoir un avis extérieur .
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Bonjour,
Merci de m’avoir lu !
Si tu veux on peut échanger par email uyenshicomores@gmail.com ça sera plus pratique.
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Merci pour vos récits. Ils sont très inspirants. J’ai hâte de lire les suivants.
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Merci d’être passé sur mon blog !
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Bonjour,
Ravi de decouvrir votre blog, c’est l’occasion pour moi de vous exprimer mon estime et mes encouragements pour vos initiatives et principes. Vôtre idéale est louable.
En 1981, j’ai regagné mes îles de la lune après une dizaine d’années vécues à Nantes pour mon enseignement secondaire et deux ans passées au Lycée d’Enseignement Professionnel Agricole de Luçon Petré(LEPA) en VENDÉE.
Mes rêves dans mes valises, j’ai debarqué en 1985 et recruté au Centre Fédérale d’appui au Développement Rurale ( CEFADER) avant d’être affecté au Cader de Mavingouni comme responsable du service des provix pour la conception et le commerce (de l’alimentation des volailles) Deux ans après je venais de comprendre que dans ce pays certains rêves ne peuvent à la fin que ce transformer en chimère.
Ce qui m’a poussé à m’engager dans l’armée comorienne sous les couleurs de la Gendarmerie. Chose que je ne regrette pas puisque envoyé à nouveau en France à l’école de Gendarmerie française je suis revenu avec plus de flèches dans mon arc qui m’a permis une très belle reconversion, puisque de la psychologie de l’enquête aux investigations en police technique et scientifique, j’ai appris l’art de la photographie qui m’a permis de m’épanouir et la pédagogie pour enseigner ce que je fais actuellement comme vacataire à l’école de santé(EMSP). Tout cela pour vous dire que décider à s’investir dans ce pays demande bcp d’amour, et de patriotisme quand les sirènes de l’ailleurs ne manquent pas de vous séduire, et que des esprits vous poussent à lever les voiles en vous martelant que vous, avez du talent et que vous seriez mieux ailleurs, que ce pays est trop petit pour vous retenir et que sais-je encore ! Pourtant des opportunités j’en ai eu mais comme dit l’adage comorien » Ye heri ngyo iho mdru ya tsyo » humblement le bonheur est là où on y est pas. Mais dès que je quitte ce pays et que l’envie d’une autre vie me hanté, une sorte de nostalgie et de souvenir tentaculaires viennent me prendre à la gorge et me retenir dans ce beau et magnifique pays.
Tout cela pour vous assurez que vous avez pris les bonnes initiatives et que ce ne sont pas les opportunités qui manquent pour vous investir, mais plutôt à vous lire l’ambarras du choix qui suscité votre hésitation et le fait peut être qu’investir dans ce pays relève du parcours de combattant. Raison pour laquelle bon nombre de nos « Je viens » ont du mal à devenir des « Je reste ».
Bonne chance et beaucoup de persévérance chère amie et au plaisir. Toutes mes excuses d’avoir été kilométrique
MAB Elhad
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Merci pour votre retour d’expérience ! Et je vous remercie pour vos encouragements. Effectivement, ce n’est pas facile tous les jours mais ma volonté de devenir une véritable « je reste » n’est pas encore entachée. Donc je tiens bon, comme vous avez tenu bon =)
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Salam alaykoum
Je vous remercie pour vos partage d’expérience sans langue de bois. C’est difficile de trouver des témoignages de personnes qui ont quitté la France pour les Comores et qui donne autant de détails.
Je suis réunionnaise et mon mari est comorien (de France) il aimerait partir de la France pour s’installer aux Comores.
Je suis pleines de questions et de doutes car je ne suis jamais allée là-bas et je crains de ne pas réussir à m’adapter.
Je vais lire avec attention tous vos articles qui sont d’une grande aide pour commencer à se faire un idée.
Merci encore, j’espère que vous continuerez vos partages.
Samantha
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Anleykoum Salam,
Merci d’être passé sur le blog !
Je vous remercie pour vos encouragements, j’espère sincèrement que de plus en plus de personne qui ont fait le choix du retour.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à m’écrire sur le mail uyenshicomores@gmail.com, j’y répondrai avec plaisir =).
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