
Cela fait deux ans que je tiens ce blog, et je n’ai jamais écrit sur l’Aid aux Comores. Honte à moi. Aujourd’hui je rectifie le tir.
Mardi 3 mai 2022 était la célébration de l’Aid El Fitr. L’Aid El Fitr est l’une des deux plus importantes fête religieuse en Islam. Elle clôture la fin du Ramadan.
Après une intervention cocasse de NoNo, un célèbre « facebookeur »(?) qui tient la page d’opinion facebook Chabakat Al Internetya, qui annonçait l’aid pour lundi, il régnait une confusion pendant quelques heures. L’Aid a bien été déclaré le mardi 3 mai 2022 par le Muftorat, comme le reste de la région Afrique de l’Est et de l’ Océan Indien.

Pour fêter l’Aid, les parents s’attelent à acheter des vêtements pour leurs enfants, ainsi que des bonbons et des boissons. A Ngazidja, Moroni et les marchés sont noirs de monde. Il faut le vivre une fois dans sa vie pour le croire. Les soldes, nommés bodjo, sont organisés.
La plupart des comoriens rentrent dans leur village pour célébrer l’Aid. Je dis bien la plupart car certains pour des raisons diverses, ne peuvent pas prendre le bateau ou l’avion pour rentrer chez eux.

Après la prière, les enfants, vêtus de leur plus beaux vêtements, font le tour des maisons pour collecter des bonbons et donner la main de l’aid (« Mhono wa idi »). Cette expression signifie souhaiter une bonne fête.
Les couples nouvellement fiancés vont à la rencontre de leur future belle famille. En signe d’acceptation de la future union, des cadeaux sont échangés. La femme reçoit un shiromani, de l’argent, des bagues en or etc… La veille, le nouveau fiancé se voit offert un kandu et un kofia à vêtir le jour de l’aid. Ces cadeaux ne sont pas codifiés. Certaines ne reçoivent rien du tout (il faudra alors se poser des questions. Jdcjdr).

Après avoir fait le tour du village, les hommes propriétaires d’une voiture font le tour des villages pour souhaiter la bonne fête à la famille éloignée.
Bonne fête de l’Aid. Que notre jeûne et tous nos efforts pendant ce mois béni soient acceptés.
