
J’aime parler de nourriture. Après mon dernier article sur les Layers Cakes (lien), je vais parler de la Street Food aux Comores, et plus particulièrement celle que l’on retrouve à Moroni.
Selon Wikipedia, la Street Food est définie par la vente de plat dans la rue ou d’un aménagement extérieur. Dans le même secteur, la Street Food est moins chère que le restaurants classique.
Ainsi la grande force de la Street Food est son petit prix. Pas chère, elle permet à des centaines de personnes de manger copieusement et rapidement. Dans un pays où le niveau de vie est élevé, le petit prix constitue un argument de vente de taille.
Wuhan et la Covid19 ainsi que le variant sud africain sont passés aux Comores, l’industrie de la Street Food en patîe. En effet avec l’imposition du couvre feu à 20h afin de lutter contre la pandémie, les vendeurs n’enregistrent plus le même chiffre d’affaire. Un article du journal d’Etat Al Watwan le montre bien. Dans la capitale, les gens sortent et consomment la nuit.
La Street Food est plus développée dans les grandes villes comme à Moroni la capitale, où Mutsamudu à Anjouan.
Que trouve t’on dans la Street Food comorienne ?
Les mshakiki
Les Mshakiki sont des brochettes de viandes cuitent aux charbons. Un petit tour sur Twitter m’apprend que le mot mshakiki ressemble au mot de l’arabe omanais mshakeek qui signifie aussi brochette. Qui a piqué quel nom ? Les historiens nous le diront.

Les Mabawas
Les mabawas sont des ailes de poulets cuites aux charbons. Star des Djocho (barbecue), les mabawas sont très appréciés (si l’aisaisonnement suit).

Les mabawas et les Mshakiki sont accompagnés suivant les saisons de bananes vertes frite à l’huile (ndropvi ya pvisiwa) , ou de manioc frite, ou cuite à l’eau ( igobo), de tarots cuite à l’eau ou frite, ou encore de fruit à pain frite ou cuite à l’eau.
Et pour rendre le tout moins sec, du piment et une petite sauce antchar, à base de concombres, choux, tomates et vinaigre sont proposés.
Les petits restaurants
L’offre dans les petits restaurants est variable. On peut y servir du pilau, des bananes frites avec de la sauce Ntibe, ou encore du riz avec du lait caillé, de la sauce ntibe ou du rougail. L’idée est que la nourriture soit rapidement servie et peu chère à l’achat.



La liste des plats que j’ai cité n’est pas exhaustive. Il vous suffit de vous perdre dans les petits restaurants et vendeurs de rue des grandes villes pour découvrir l’étendue de l’offre.
Bonne dégustation !

2 commentaires sur « La Street Food à la comorienne »